( 22 janvier, 2014 )

Mintchiga – le village des SISSOKO

La première fois quand j’ai entendu ce nom, j’ai pensé à une déformation dans la prononciation du mot « Michigan » aux USA. Qu’est ce que ce qu’est  Mintchiga ? Que signifie ce mot « Mintchiga? Si c’est des gens d’où viennent ils? Où sont ils partis après l’arrivée des SISSOKO. En attendant d’avoir la réponse à ces question, nous savons que Mintchiga  est de nos jour un hameau de culture dans la commune urbaine de Fatao. Il est habité principalement par les familles SISSOKO. Ici on peut remarquer que les SISSOKO cohabitent avec d’autres patronymes comme les COULIBALY avec lesquels ils ont des degrés de parentés.

Mr Banma SISSOKO, un ex patrié en France originaire de Fatao nous a donné le témoignage suivant: Après le départ des Mintchiga pour une destination inconnue, le Patriarche des SISSOKO  appelé Hammady a décidé de s’installer  sur le territoire à proximité de « Khoranguidé ». Khoranguidé est une colline doléritique occupée par une végétation que les soninké appellent « khora« . Toute personne qui tenterait de couper un pied de khora de cette zone perdrait la vue. Hammady SISSOKO le savait et a sacrifié sa vision pour installer sa famille. Hammady a à peine écorché un pied de khora avec sa pioche qu’il est devenu aveugle. Le reste du débroussaillement a été fait par les membres de sa famille.

Que savons nous de Hammady? Hammady avait 7 enfants (6 filles et 1 garçon). Parmi ces filles on peut citer: Makani DAMBA, Kamissa DAMBA, Demou DAMBA, Niakalé DAMBA, Cissé DAMBA et Coumba DAMBA. L’unique garçon de Hammady s’appellait Tiékoro dit « Diamé =la guêpe ». Niakalé est la mère de Bombo Biramou qui a 77 ans en 2014 . Bombo Biramou GARY est l’actuel chef du Conseil de quartier de Fatao. Hammady SISSOKO est donc le grand-oncle de Bombo Biramou.

A partir du témoignage de Banma on sait maintenant que Mintchiga est le nom de cette zone de la commune urbaine de Fatao, abandonnée par une peuplade inconnue partie pour une destination inconnue.

Cher Fataounko si vous aussi vous avez des témoignages ou des informations sur Mintchiga je vous prie de nous les confier pour une meilleur connaissance de notre histoire.

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( 4 octobre, 2011 )

Saïné DABO – le Locataire de la colline sacrée de Fatao

L’ancêtre des Dabo de Fatao s’appelerait Saïné. Certains griots du terroir lui donneraient le nom de Souroukou Djoni. Il habitait Fataounguide (la colline sacré de Fatao). Les Vieux  du village  racontent que de cette colline il voyait Yary Nagana qui transitait par là au cours de ses diférentes navettes qui le conduisaient de Koussourou à la mare  de Koumbou et vis versa. Saïné possedait un pouvoir qui le rendait invisible dans sa colline. Il a suivi les différents mouvements de Yary sans que ce dernier ne s’en rende compte. Yary gary de son côté a remarqué aussi qu’au cours de son transit un de ses gibiers disparaissait miraculeusement au niveau de Fataounguidé. Cela a continuer pendant longtemps jusqu’à ce que Saïné lui même se decide à sortir de son invisibilité pour se montrer à Yary. C’est ainsi que Saïné s’est presenté Comme étant le diable locataire de la colline sacrée et auteur de la disparition des gibiers. C’est ainsi que Yary trouva son premier Associé. 

( 22 février, 2011 )

Reunion Fatao n°190211dibida

COMPTE RENDU DE LA REUNION DES  FATAOUNKES  DE BAMAKO 

L’an deux mille onze  et le 19 février s’est  tenue au jardin d’enfants du marché DIBIDA de Bamako la réunion des ressortissants de Fatao  résidant à Bamako.

Ordre du jour :

·         Compte rendu de la médiation effectuée à Fatao par les Mountankés[1]  lors du conflit entre les DABO et les TRAORE

·         Remerciement des Fataounkés[2] de Bamako à l’endroit des  Mountankés de Bamako

·         Situation de la caisse financière de l’association détenue par les ampliateurs  des trois secteurs du village à savoir garicounda[3], niakatera[4], et dieouracanou[5]

Photo de la reunion 

La réunion a débuté par la fatouha  prononcée par le marabout Balla GARY  à 14 heures  17 enchainée par les bénédictions du Doyen El hadj Cheickné KONTE dit DIARRA.

En abordant le premier point de l’ordre du jour, le Doyen El hadj Cheickné KONTE dit Diarra a rappelé les conditions historiques  de l’amitié entre les villages de Fatao et de Mounta Soninké qui ont uni leur destin pour former la commune urbaine. Le lamido c’est-à-dire le fils d’Elhadj Oumar TALL par son statut de leader religieux n’avait pas besoin de titre de chefferie de canton, a préféré  l’échanger contre une mesure d’or  appelée  « Sekou moude[6] ».  Mounta Soninké est le seul des 33 villages du Kaarta   qui a réussi  à constituer  cette mesure  d’or et sa conduite à Nioro du Sahel chez le Lamido  a été faite en  compagnie du village de Fatao. Depuis lors Mounta  Soninké n’avait en partage avec qui que  ce soit cette chefferie de canton du Kaarta. Cette situation a changé de nos jours et la chefferie de canton est  attribuée au village du  plus âgé du Kaarta.

En tant que ami et disposant du titre de chefferie de canton du Kaarta Mounta Soninké est intervenu à plusieurs reprises dans la médiation des conflits entre individus, familles, secteurs villageois et quartiers de Fatao. Au mois de janvier 2011 tout près Mounta Soninké vient de démontrer une fois plus à l’intérieur de Fatao ses talents de médiateurs dans la résolution du conflit opposant les Dabo et les Traoré, conflit qui allait s’étendre à tout le quartier. C’est à l’issu de cet heureux événement que le doyen des ressortissants de Fatao à Bamako a convoqué une réunion au marché DIBIDA pour remercier les Mountankés de Bamako. Comme à l’accoutumé parole a été donnée  à l’assistance pour saluer le travail abattu.

Daman COULIBALY, Golé Baba TRAORE, Wassa Moussa NIAKATE et Bobo NIAKATE  sont les premiers intervenants à saluer les Mountankés  pour avoir éteint le feu à Paris à Bamako et Fatao.

 Pour Cheickné  DABO ce travail abattu par les Mountankés a effacé toutes inquiétudes chez lui. La fin d’un conflit est toujours salutaire. Que Dieu nous préserve des actions sataniques.

Mr Souleymane GARY est également intervenu pour saluer le travail inestimable des Mountankés.

Pour clôturer ce point Tountou et Wally SISSOKO de Mounta ont répondu aux différentes paroles aimables à leur endroit. Ils ont remercié l’assistance et toute la commune de Fatao  pour la considération à leur égard. Si nous n’avions pas fait cela, nous aurions failli à notre devoir.

Le point de l’ordre du jour portait sur la situation financière de l’Association où la gestion calamiteuse des fonds en provenance de la France. Les gérant de ces fonds  n’étaient autres que Cheickné DIARRA, Wassa Moussa Niakaté, Souleymane GARY et Cheickné Dabo.

L’argent reçu des ressortissants en France était perçu et enregistré dans le cahier d’ ElHadj Cheickné Konté dit DIARRA, et les dépenses étaient  enregistrées dans deux autres cahiers détenus par Souleymane GARY de Garicounda et Cheickné DABO de Diéouracanou. Le Doyen Elhadj Cheickné Konté a ordonné à son fils d’aller enregistrer dans le cahier de Cheickné DABO des dépenses secrètes non justifiées. Une protestation vigoureuse de Cheickné  DABO ne se fait pas attendre et l’assistance devrait se prononcer à ce sujet.

Pour une fois ce comportement du Doyen a été sévèrement critiqué par presque toute l’assistance, critique qui lui a fait couler des larmes.



[1] Mountanké – en soninké un habitant de Mountan.

[2] Fataounké – habitant de Fatao

[3] Garicounda – le secteur des gary

[4] Niakatera – le secteur des niakatés

[5] Dieouracanou – le secteur des maisons de diéoura

[6] Un moudé – est une unité de mesure de céréale qui équivaut à 4 kilogrammes

( 21 février, 2011 )

Contre le « Niama » (les esprits maléfiques)

n’khandou khribé, n’khandou khribé

toumoudia khouro diangouranké, toumoudia goté khouro diangouranké

gotè gana gotè kari, bounta niengué an dorou haï

tou ti alla tou ti anabi

Auteur : Yary GARY – du village de Fatao

( 21 février, 2011 )

La benediction des donso (chasseurs)

alla gano o korossi,

kontoro gano o korossi

sané gano o korossi

marandiakhou gano o korossi

marahan massibo nan bougou ti rakhé nga

a makha bougou ti i tinké nga

yéli n’ganta ho n’gotè kari

Auteur: Mady SISSOKO – Fatao

Traduction littérale:

Je demande protection de Dieu,

de Kontoro,

de Sané,

de Marandiakhou,

pour que le danger sorte par canon du fusil

et non par sa cross.

Que le Malin ne soit pas ma victime.

( 11 février, 2011 )

De Bemba à Demba ou les successions de chefs de village de Fatao

Les différentes successions depuis Bemba NIAKATE premier chef de village de Fatao à Demba NIAKATE dernier chef de village (1996-1999) et premier chef de quartier de Fatao  avec la décentralisation dépuis 1999.

De Bemba à Demba plus d’une vingtaine de chefs de village tous des NIAKATE se sont succédés. Comme le veut la tradition la chefferie du village est pour les NIAKATE. Les GARY sont intérimaires seulement le temps que les Niakaté désignent un autre chef. Le Niakaté qui sera désigné par les siens où qu’il soit est obligé de revenir à Fataou pour assumer sa fonction de chef de village ou de quartier.  La mémoire des vieux et des niamakala a retenu plus d’une vingtaine de chefs de villages que nous avons classés dans le tableau suivant:

N° 

Prénoms  NOM  Durée de Chefferie  Observations 
Bemba  NIAKATE  1er Chef de village, Date d’investiture ? 
Kandé  NIAKATE   
Sinany  NIAKATE   
Massiré dit Dangroumaté  NIAKATE  39 ans     
Hily  NIAKATE  03 mois   
Yassa Mady  NIAKATE  03 mois   
Marassa  NIAKATE  19 ans   
Madiakha  NIAKATE  02 mois   
Anthioumana  NIAKATE     
10  Anthioumana Wally  NIAKATE  19 ans   
11  Maoundé  NIAKATE  05 ans   
12  Djoké  NIAKATE  01 an  Etait installé à Tinkaré avant sa désignation 
13  Dianguina  NIAKATE   
14  Oudé Khoré  NIAKATE   
15  Oudé Tougouné  NIAKATE   
16  Daouda  NIAKATE  07 ans   
17  Massiré  NIAKATE  02 ans   
18  Dialiké dit Khorè  NIAKATE  01 an   
19  Balla  NIAKATE  08 ans   
20  Biré  NIAKATE  18 ans   
21  Maciré  NIAKATE   ?  
  Mamadou  GARY dit Ségué  Intérim   
22  Demba  NIAKATE  Actuel Chef de village  devenu Chef de quartier  depuis 1999. Il fut investi en 1996.  Actuel chef de village investi en 1996 

Nous avons la chance d’avoir la photo du dernier chef de village Demba NIAKATE devenu premier chef de quartier de Fatao avec l’avenement de la decentralisation.  
 De Bemba à Demba

Katché n’sakhé ou la Pose de l’arpentaire Pour résumer on peut dire que le village de Fatao a commencé d’abord à Koussourou (62 ans) pour transférer à Guidihallé (40 ans). De Guidihallé il est passé à Kadébé (20 ans) coté Ouest de la colline sacrée des Dabo ou Fataou n’guidé. Une année après le retour de 7 ans d’exil du Beledougou, le village a été installé dans sa position actuelle.

de Bemba à Demba

 C’est précisément à ce niveau qu’il y a eu ce qu’on appelle en Soninké « katché n’sakhè = pose de l’arpentaire » qui avait pour but de créér trois (3) secteurs : 1.      Garikunda ou le secteur (quartier des Gary)  2.      Niakatéra  ou le secteur (quartier des Niakaté) 3.      Et Dieourakanou  ou le secteur des maisons de Diéoura .

de Bemba à Demba

Aujourd’hui les trois secteurs sont représentés dans le conseil de village ou de quartier. Chacun des secteurs a une fonction bien définie dans le village : 

  • Les maîtres des délibérations ou des décisions se trouvent à Garykunda 

  • Les chefs de village se trouvent à Niakatéra 

  • Les maîtres de la médiation ou l’aiguille à coudre sont à chercher à Diéourakanou, le quartier de toutes les castes ou Niamakala (Griots, forgerons, les Cordonniers etc.).

 Jusqu’en 1999 le village de Fatao et de Mounta Soninké étaient administrés par la Sous/Préfecture (ex-arrondissement de Diangounté Camara cercle de Diéma. Fatao village du Consensus (crée par Yary GARY, Saïné DABO et Bemba NIAKATE) est devenu Fatao commune du Consensus (avec 3 quartiers : Diabira, Mounta Soninké et Fatao).  


[1] Arrivée à Fatao de nouvelles  populations après l’éclatement du village de Dieoura.  De nos jours Dieoura est le chef lieu d’une commune rurale du  même  nom dans la Préfecture de Diéma où les chefs de village de Diéoura sont également des Gary.

[2]Est Niamakala tout  laveur d’impuretés qui s’installent  entre deux sangs.

[3] Diabira un hameau de Fatao en 1999 venait d’être érigé en village pour être ensuite quartier  avec l’investiture du 1er Maire de la Commune urbaine de Fatao en novembre 1999.

[4] Un climat de confiance s’est établit entre les villages de Fatao et de Mounta Soninké depuis le temps du royaume peulh de Macina auquel ils allaient payer ensemble  l’impôt  en  or.

( 11 février, 2011 )

Histoire du village de Fatao racontée par les Vieux

L’Histoire du village racontée par les Vieux et enregistrée par la TV du Mali Quelques photos  des notabilités du village de Fatao prises le 7 avril 2000 au vestibule du Chef de village. Photos extraits de la video de l’ORTM (Office de la Radio Diffusion Télévision du Mali) intitulé « Légende et Folklore de Fatao » 

J’ai retenu  cette phrase de mon père Yary GARY  le premier  intervenant de l’émission télévisée de l’ORTM réalisée par  Mody SOUMANO (Récit du Terroir). Il commençait son intervention par cette phrase :

Conseil des sages du village     

« Quand un enfant  parle de l’histoire d’un village on la lui a raconté ». Cette histoire m’a été racontée par mon père qui lui aussi la detient de son père. Comme le dit l’adage de même que la viellessse est synonyme de passé, la jeunesse est synonyme de l’avenir. Les Vieux sont les connaisseurs du passé. Les Jeunes sont le connaisseur du futur. Du souvenir de nos grands-parents  raconté à nos parents   et de celui des griots et des autres  castes on peut reconstituer l’historique du village qui a emprunté son nom à la commune de Fataou ou Fatao.

Conseil des sages du village

L’histoire de Fatao  est liée à trois (3) collines  qui sont : 1.      Fataou  n’guidé (la colline sacrée des Dabo), 2.      Koussourou  n’guidé (la colline de Koussourou)  3.      Bemba n’guidé (la colline de Bemba) 

Saïné DABO l’ancêtre des Dabo qu’on qualifiait de diable à cause de son pouvoir  d’invisibilité résidait dans  Fataou n’guidé (colline de Fatao). Yary GARY un chasseur légendaire, impressionnant  surtout  par sa taille et sa force transitait par Fataou n’guidé avant de rejoindre son campement situé à Koussourou. Les chaussures pétrifiées de Yary  long de plus de 2 mètres  se trouvent dans le lit de la rivière de makankhoussé. Bemba Niakaté également un chasseur  venu de Diara (village de Nioro du Sahel) a trouvé refuge dans la colline qui porte son nom (Bemba n’guidé). Sur l’initiative de Yary les trois hommes se sont rencontrés pour fonder un village. Le principe de création a été accepté et il fallait trouver un nom au village. Le nom qui a été trouvé est  «Darou Hataou ou Darou Fataou »  ce qui signifie « le consensus d’hier ». Il existe d’autres versions qui disent que « Fatao » veut dire « le lieu de toutes les facilités ». 

Conseil des sages du village   

Conseil des sages du village

Le village a été crée et baptisé Hataou ou Fataou, maintenant il faut lui trouver un chef La réponse de Saïné à ce sujet est la suivante : « la chefferie de village des humains ne concerne que les hommes c’est à dire Bemba et Yary. Sachez seulement que Fataou n’guidé et son écosystème m’appartiennent ». Yary a cédé la chefferie à Bemba à condition qu’aucune décision ne soit prise en absence. Et c’est ainsi que Bemba Niakaté fut choisi comme le 1er Chef de village de Fatao. Le village de Fatao est resté à Koussourou pendant plus de 60 ans avant de transférer à Guidihallé (en soninké derrière la montagne). Le village restera à Guidihallé pendant 40 ans avant de passer à Kadébé (coté ouest de Fataou n’guidé). 

 Conseil des sages du village

Le village a fait  plus de 100 ans à l’Est de Fataou n’guidé avant de transférer à l’ouest où les conditions  s’avéraient plus favorables.  30 ans après le transfert à Kadébé Un groupe de Niakaté venu de Diara (dans le cercle de Nioro du Sahel) a reçu l’hospitalité auprès de Yary GARY. Ils ont épousé la fille de Yary du nom de Cissé Nagano[1]. Autorisation leur été donnée de s’installer dans la zone de LAMBO (LAMBODI : s’installer dans la zone des rivières) d’où le nom de Lambidou. C’est à cause de ces relation  que  les Fataou n’ké (habitants de Fatao) n’acceptent pas la phrase « Fatao à côté de Lambidou » mais plutôt « Lambidou à coté de Fatao ». Après    71 ans de vie à Kadébé les deux populations (celle de Fatao et de Lambidou) se sont vues envahis par les troupes d’Amadou de Macina qui ont le dessus. Ils ont fuient vers le Beledougou (actuel Kolokani) sous l’impulsion de Dosseni TRAORE chef de guerre du village. Après sept (7) ans d’exil les populations  se décidèrent  de rejoindre Yary qui était le seul et le premier à revenir sur la terre natale. C’est à cause de son acte de courage  à venir chez lui qu’on l’a nommé Yary BANE (Yary le 1er). Yary GARY refonda le village à Khakhoubana Singa où la population hésitait encore à le rejoindre. On peut entendre dans les chansons folkloriques que le premier enfant né du retour de l’exil est une fille baptisée « Gounédi » ce qui signifie l’enfant dans la brousse ou l’enfant de la brousse. Une année plus tard le village est passé de Khakhoubana Singa pour retrouver  sa position actuelle. De Bemba à Demba plus d’une vingtaine de chefs de village tous des NIAKATE se sont succédés. Comme le veut la tradition la chefferie du village est pour les NIAKATE. Les GARY sont intérimaires seulement le temps que les Niakaté désignent un autre chef. Le Niakaté qui sera désigné par les siens où qu’il soit est obligé de revenir à Fataou pour assumer sa fonction de chef de village ou de quartier.   


[1] Cissé Nagana fille de Yary Nagana ou de Yary le Berger  du Peuple. Nagana en soninké = Berger

( 10 février, 2011 )

contre la poudre à canon

tou bissimilaï

a we sakha alla da

a we sakha khrishe di tongou nda

m’ba koubilé

n’fa koumbilé

koumbilé saba djélen

a kana fin tigna mogo la

a kana fin tigna marafa la

tou ti alla tou ti anabi.

Yary GARY

( 2 février, 2011 )

Hridjou (Les incantations du milieu soninké)

Les incantations sont récitées pendant les cérémonies rituelles ou quand on se trouve dans situations difficiles et embarrassantes. 

« Samakhé n’pridjou »  (Incantation contre les morsures de serpent à réciter 3 fois) 

Obtenue de Demba SISSOKO du village de Gandiala – Lakhamané

Incantation en langue Soninké 

Piti  tohou ngi n’tan di

 Piti tohou ngi n’téralema n’tan di 

Kouroumounté kouroumounté, 

An go kouroumounou an gomé kama, 

An na makha n’ké khigni 

An na makha n’téralema khigni 

Traduction en Français 

Je porte les chaussures de piti

Mon compagnon porte les chaussures de piti 

A tout rampant sur le ventre 

Ne ma mordez pas 

Ne mordez pas mon compagnon

(Incantation contre les morsures de serpent, à réciter et masser à partir de la morsure de haut en bas) 

Obtenue de Sokona Kaïdo du village de Fatao 

Tu bissimilaï 

Lou nouss 

Mou nouss 

Misslimouss

Kassassa

(Incantation contre les diables à réciter 3 fois) 

Obtenue de Sokona Kaïdo du village de Fatao 

Incantation en langue bambara 

Bilissi kè kononto

Djina san fi bilissi kè min bè nyè,

N’kana kun i rô 

Bilissi kè min bè n’kô  

i kana kun n’na 

ti alla ti anabi 

Traduction en Français 

9 diables, 

Diable du ciel noir qui se trouve devant moi 

Que je ne puisse pas te rattraper 

Diable qui se trouve derrière moi 

Ne me rattrapez pas 

« ti alla  ti anabi » 

(Incantation contre les diables à réciter 9 fois)

Obtenue de Yary GARY du village de Fatao 

Incantation en langue Soninké 

Piti  nkhumba

Piti Piti  nkhumba goté

 N’gnakhamé goté 

N’gnirakhaté goté 

Goté yan tawayini

n’ké « votre nom ? » ta tawayini 

Goté yan kala

 n’ké « votre nom ? » ta kala 

ti alla ti anabi

(Incantation contre les diables à réciter 3 fois) 

Obtenue de Yary GARY du village de Fatao

 N’loukou loukou 

N’koulou loulou 

Kuto tamba douga laloula 

Kilé khendré khendré 

Baya khendré khendré 

Djina kekouta 

Djina massa kekouta 

Djina simbala kenkoto dumbé 

A ranta ho bonodinin’ké « votre nom ? » yi kiyé n’di 

A ranta ho bonodinin’ké « votre nom ? » yi wuro do kiyé su 

(Incantation contre les mauvais esprits à réciter 3 fois) 

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