( 11 février, 2011 )

Histoire du village de Fatao racontée par les Vieux

L’Histoire du village racontée par les Vieux et enregistrée par la TV du Mali Quelques photos  des notabilités du village de Fatao prises le 7 avril 2000 au vestibule du Chef de village. Photos extraits de la video de l’ORTM (Office de la Radio Diffusion Télévision du Mali) intitulé « Légende et Folklore de Fatao » 

J’ai retenu  cette phrase de mon père Yary GARY  le premier  intervenant de l’émission télévisée de l’ORTM réalisée par  Mody SOUMANO (Récit du Terroir). Il commençait son intervention par cette phrase :

Conseil des sages du village     

« Quand un enfant  parle de l’histoire d’un village on la lui a raconté ». Cette histoire m’a été racontée par mon père qui lui aussi la detient de son père. Comme le dit l’adage de même que la viellessse est synonyme de passé, la jeunesse est synonyme de l’avenir. Les Vieux sont les connaisseurs du passé. Les Jeunes sont le connaisseur du futur. Du souvenir de nos grands-parents  raconté à nos parents   et de celui des griots et des autres  castes on peut reconstituer l’historique du village qui a emprunté son nom à la commune de Fataou ou Fatao.

Conseil des sages du village

L’histoire de Fatao  est liée à trois (3) collines  qui sont : 1.      Fataou  n’guidé (la colline sacrée des Dabo), 2.      Koussourou  n’guidé (la colline de Koussourou)  3.      Bemba n’guidé (la colline de Bemba) 

Saïné DABO l’ancêtre des Dabo qu’on qualifiait de diable à cause de son pouvoir  d’invisibilité résidait dans  Fataou n’guidé (colline de Fatao). Yary GARY un chasseur légendaire, impressionnant  surtout  par sa taille et sa force transitait par Fataou n’guidé avant de rejoindre son campement situé à Koussourou. Les chaussures pétrifiées de Yary  long de plus de 2 mètres  se trouvent dans le lit de la rivière de makankhoussé. Bemba Niakaté également un chasseur  venu de Diara (village de Nioro du Sahel) a trouvé refuge dans la colline qui porte son nom (Bemba n’guidé). Sur l’initiative de Yary les trois hommes se sont rencontrés pour fonder un village. Le principe de création a été accepté et il fallait trouver un nom au village. Le nom qui a été trouvé est  «Darou Hataou ou Darou Fataou »  ce qui signifie « le consensus d’hier ». Il existe d’autres versions qui disent que « Fatao » veut dire « le lieu de toutes les facilités ». 

Conseil des sages du village   

Conseil des sages du village

Le village a été crée et baptisé Hataou ou Fataou, maintenant il faut lui trouver un chef La réponse de Saïné à ce sujet est la suivante : « la chefferie de village des humains ne concerne que les hommes c’est à dire Bemba et Yary. Sachez seulement que Fataou n’guidé et son écosystème m’appartiennent ». Yary a cédé la chefferie à Bemba à condition qu’aucune décision ne soit prise en absence. Et c’est ainsi que Bemba Niakaté fut choisi comme le 1er Chef de village de Fatao. Le village de Fatao est resté à Koussourou pendant plus de 60 ans avant de transférer à Guidihallé (en soninké derrière la montagne). Le village restera à Guidihallé pendant 40 ans avant de passer à Kadébé (coté ouest de Fataou n’guidé). 

 Conseil des sages du village

Le village a fait  plus de 100 ans à l’Est de Fataou n’guidé avant de transférer à l’ouest où les conditions  s’avéraient plus favorables.  30 ans après le transfert à Kadébé Un groupe de Niakaté venu de Diara (dans le cercle de Nioro du Sahel) a reçu l’hospitalité auprès de Yary GARY. Ils ont épousé la fille de Yary du nom de Cissé Nagano[1]. Autorisation leur été donnée de s’installer dans la zone de LAMBO (LAMBODI : s’installer dans la zone des rivières) d’où le nom de Lambidou. C’est à cause de ces relation  que  les Fataou n’ké (habitants de Fatao) n’acceptent pas la phrase « Fatao à côté de Lambidou » mais plutôt « Lambidou à coté de Fatao ». Après    71 ans de vie à Kadébé les deux populations (celle de Fatao et de Lambidou) se sont vues envahis par les troupes d’Amadou de Macina qui ont le dessus. Ils ont fuient vers le Beledougou (actuel Kolokani) sous l’impulsion de Dosseni TRAORE chef de guerre du village. Après sept (7) ans d’exil les populations  se décidèrent  de rejoindre Yary qui était le seul et le premier à revenir sur la terre natale. C’est à cause de son acte de courage  à venir chez lui qu’on l’a nommé Yary BANE (Yary le 1er). Yary GARY refonda le village à Khakhoubana Singa où la population hésitait encore à le rejoindre. On peut entendre dans les chansons folkloriques que le premier enfant né du retour de l’exil est une fille baptisée « Gounédi » ce qui signifie l’enfant dans la brousse ou l’enfant de la brousse. Une année plus tard le village est passé de Khakhoubana Singa pour retrouver  sa position actuelle. De Bemba à Demba plus d’une vingtaine de chefs de village tous des NIAKATE se sont succédés. Comme le veut la tradition la chefferie du village est pour les NIAKATE. Les GARY sont intérimaires seulement le temps que les Niakaté désignent un autre chef. Le Niakaté qui sera désigné par les siens où qu’il soit est obligé de revenir à Fataou pour assumer sa fonction de chef de village ou de quartier.   


[1] Cissé Nagana fille de Yary Nagana ou de Yary le Berger  du Peuple. Nagana en soninké = Berger

15 Commentaires à “ Histoire du village de Fatao racontée par les Vieux ” »

  1. Sissokoi dit :

    c’est très important de connaitre son histoire

  2. Sissoko dit :

    c’est très important de connaitre son histoire

  3. dabo dit :

    ge suis dabo petit fils sene dabo ge habitant de fatao venu de kaympo les dabo sont des djinne

  4. Sylla Mamadou dit :

    merci mamadou gary d’avoir publié fatao sur le net grace vous beaucoup des personnes peut connaitre notre village;

  5. sadiomama dit :

    Merci Bade de l’intérêt pour le Blog.

  6. sadiomama dit :

    Merci à tous les descendants de Saïné Dabo les propriétaires de la colline sacrée de Fatao

  7. NIAKATE Moussa dit :

    J’ai également contribuer, à mettre sur Wikipédia la partie histoire, et aussi le nom du premier maire, si vous êtes un peu plus connaisseur de l’histoire de Fatao Gary, je vous invite à apporter votre connaissance, il serait le bienvenu!
    Salut! mes frères Fataouko! Merci!.

  8. sadiomama dit :

    Merci à vous tous, toujour à votre disposition.

  9. TRAORE dit :

    je suis né a fatao je suis petit fils de Dosseni TRAORE qui a protégé tout les populations de fatao dans son royaume de beledougou malheureusement ya trop de mémoire court

  10. Ibrahim diarra dit :

    Je suis lambidounké d’un père diarra et d’une mère niakaté en tout cas sa fait plaisir de relire l’histoire de nos anciens fatal ou lambidou c la même salam a vous tous fataonké et lambidounké!!!!

  11. sadiomama dit :

    Merci Monsieur Diarra de votre interet pour le site. Fatao et Lambidou sont inséparables. Qui dit lambidou, dit Fatao et qui dit Fatao dit Lambidou. Le site est ouvert pour tous les kaartanké qu’il soit kaarta khoulé ou kaarta biné. Vous pouvez vous aussi l’enrichir avec les histoires que les sages de Lambidou vous ont racontées. Très cordialement sadio mama.

  12. HAMORO dit :

    Merci pour votre réponse

  13. mohamed dit :

    bonsoir je mes sally mes amie j aimes mali fatao et mon village je sally tous le malien gue dieu nous benisse nous tous gue mali sa avache devent un peuple un bit une fois
    ok

  14. sanounou camara dit :

    Merci sadio Mamadou grâce à toi , nous avons tous connu, que est ce que c ‘est que fatao,

  15. Hamoro dit :

    Je suis m gari

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